Sur la route 606 avec Reed & Blues
Paron, charmante petite ville de l’Yonne, 4 850 âmes au compteur et une Salle Polyvalente flambant chouette nichée dans le complexe Roger-Treillé… C’est là que, le 28 novembre 2025, nous, Les Vinyls avons posé nos amplis pour une soirée comme on les aime : chaude, électrique et pleine de swing !
Ce soir-là, l’association 606 Reed & Blues, d’habitude plutôt branchée sur les riffs profonds du blues, a décidé d’envoyer valser les habitudes pour se tourner vers le Rock’n’roll, le vrai, celui qui fait battre les pieds et s’emballer les cœurs. Et quel accueil ! Sous la houlette de leur super présidente, Mme Marie-Noëlle Philippot, les membres et bénévoles ont accueilli les musiciens comme des rois : sourires, bonne humeur, et cette gentillesse qui donne déjà l’impression d’être en famille.
Après l’installation et les balances, direction… un dîner digne d’un festin : raclette monumentale (oui, oui, la vraie avec tout ce qu’il faut !), bons vins de Bourgogne, fromages à tomber, dessert maison, comme à la fête du village… Autant dire qu’il a fallu un peu de courage pour grimper sur scène après tout ça !
Mais impossible de résister à l’ambiance. La salle affichait complet, et dès les premières notes, le public a envahi le devant de la scène pour danser sans jamais s’arrêter. Des rythmes endiablés, des refrains repris en chœur, « Oh ! Daniela », « Be-Bop-A-Lula »... et cette chaleur humaine qui transforme un concert en véritable fête.
Et puis, moment d’émotion… On ne pouvait pas laisser filer la soirée sans saluer la mémoire de Bébert, la voix emblématique des Forbans, parti quelques jours plus tôt, à 63 ans. Alors Les Vinyls ont envoyé « Chante (mets tes baskets) », ce tube phénoménal de 1982 qui avait franchi les deux millions d’exemplaires. Un hommage vibrant, simple et beau, comme un clin d’œil à toute une époque.
Bébert disait en 2012, à la suite d’une polémique stupide engagée à l’encontre du groupe par l’auto-proclamé « camp du bien » qui ne regarde les choses qu’au travers du prisme déformant de son idéologie sans voir le talent, une phrase empreinte de sagesse qu’on devrait tous garder dans un coin du cœur :
« Je pense que l’artiste ne doit pas faire de politique. Tous les artistes qui en font sont des crétins. »
Une sortie franche, honnête, comme pouvait l’être le rock de ces années-là.
Une soirée comme à l’époque de SLC : de la musique, de l’amitié, du fun, et ce petit quelque chose qui nous donne envie de dire encore et toujours : Vive le rock’n’roll !
|
|
|

