Les Vinyls, coup de chaud et rock'n'rescue à Saclas
Saclas, 28 juin 2025. Petit bourg de l’Essonne, grand frisson rock. Pour la troisième année, la commune de Saclas a mis les gaz en organisant son rassemblement moto devenu incontournable. Chromes rutilants, moteurs qui vrombissent, et une foule bigarrée de bikers, curieux, familles et fans de musique sous un soleil assassin.
Mais au-delà des animations et food trucks bien garnis, c’est sur la scène plantée face à la mairie que s’est joué le vrai bras de fer de la journée. Sept groupes à l’affiche, et parmi eux, Les Vinyls, combo rock au nom aussi rétro que leur répertoire.
Sauf que ce jour-là, patatras : le chanteur du groupe, Alexandre Lucet, est aux abonnés absents. Un imprévu de dernière minute, alors que tout est calé, scène montée, contrat signé.
Plutôt que d’annuler, les Vinyls sortent un joker de derrière les amplis : Yannick Dimont, chanteur du groupe Gunshot (et comédien à ses heures), débarque de Montpellier pour sauver la mise. Une sorte de cascade vocale sans filet : pas une répète, un répertoire inconnu, des tonalités à revoir en urgence — la voix de Yannick est plus grave que celle d’Alex. Résultat : tout est transposé à la volée.
Mais le miracle opère. Jean-Claude Coulonge (batterie et fondateur du groupe), Philippe Fessard (lead guitar), Andras Mitchell (basse/contrebasse), Gérard Purec (guitare rythmique et sax), et Yannick au micro tiennent le set comme des pros. À l’arrache mais à fond. Et le public suit, même s’il cherche désespérément l’ombre sous les arbres pour échapper à la fournaise.
Les glaces fondaient plus vite que les solos, mais l’ambiance, elle, restait bien rock'n’roll. Les orgas étaient ravis, les bikers avaient la banane, et les Vinyls sortaient de scène rincés mais ovationnés.
Moralité : quand tout part en vrille, rien de tel qu’un bon vieux plan B… et beaucoup d’amour du rock.