Calais : une oasis dans la jungle
Calais : une oasis dans la jungle
Calais, ces derniers temps, occupe le devant de la scène médiatique. On y parle de tensions, de grillages dressés comme des remparts modernes, de silhouettes en errance cherchant l’Angleterre de l’autre côté du détroit. Et lorsque Les Vinyls ont pris la route pour rejoindre le Festival Rock au Minck, ce quartier portuaire chargé d’histoire, impossible de ne pas ressentir cette atmosphère un peu étrange, presque irréelle, qui flotte autour des abords du tunnel sous la Manche.
Mais, comme souvent, la réalité du terrain dément les récits anxieux. Dès notre arrivée, Calais s’est révélée sous un tout autre jour : une ville chaleureuse, ouverte, presque familière. Au Café du Minck, véritable petit phare de convivialité, chaque nouveau client salue la salle entière comme on entre dans une répétition de copains. La jeune serveuse, au maquillage extraordinaire, une véritable œuvre d'art, passionnée de photographie automobile, nous a accueillis avec ce sourire franc qui fait oublier les kilomètres et les préjugés.
À 19 heures, le festival a lancé les hostilités avec l’excellent groupe Freaky Billy, dont l’énergie a immédiatement électrisé le public. Puis vint Vintage Music Club, aussi brillant que son nom le promet, avant que Les Vinyls ne prennent le relais pour clôturer la soirée, quelque part après minuit, dans une ambiance digne des plus belles nuits rock.
Ce qui frappe, c’est la tenue du public : debout du début à la fin, chantant, dansant, canette ou verre à la main, comme dans ces bals populaires où la musique devient une respiration collective. Une joie simple, directe, sans fard.
Moment d’anthologie : Jess Wade, surnommé l’Elvis de Calais, est monté sur scène pour un bœuf improvisé sur deux titres. Et, à la buvette, un autre invité de marque : Pierrot, guitariste soliste des légendaires Bourgeois de Calais, figure fondatrice de la scène rock locale. Une présence discrète mais symbolique, comme un passage de relais entre générations.
La soirée fut magnifique, lumineuse, portée par cette musique que nous aimons et qui nous rassemble. Elle était pourtant teintée d’une nuance de mélancolie : la pensée de Jean‑Paul Chibon, président du Fan‑club des Vinyls, récemment disparu. Sa voix, son enthousiasme, son amitié nous ont manqué. Mais, comme le dit la vieille maxime du métier, « The show must go on ».

Et il continue : Les Vinyls préparent déjà leur prochain rendez-vous, le Festival de Saverne, le 30 août prochain. Calais nous a offert une soirée inoubliable ; nous lui rendrons hommage en portant encore plus haut le rock’n’roll que nous partageons.

Commentaires
Merci pour ce partage de.beaux moments qui nous réjouissent
Merci pour ce partage de.beaux moments qui nous réjouissent
Bravo, ça donnes envie de vous voir sur scène et d'écouter votre musique. N'hésitez pas à venir mettre vos dates sur mon site. Cordialement.